Certifié AMF. Et rien à vous vendre.

Je ne place aucun produit financier. Je vous transmets les stratégies d'immobilier et d'investissement que j'utilise pour bâtir ma propre liberté — pour que vous bâtissiez la vôtre.

Comment je t’accompagne

Trois façons d’avancer avec moi, selon où tu en es. Aucun produit à te vendre — juste les stratégies que j’applique pour bâtir ma propre liberté.

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Liberté Financière

Un accompagnement immobilier sur-mesure pour bâtir un parc qui travaille pour toi — avec les mêmes leviers que j’utilise pour ma propre liberté.

Quitter le salariat

L’accompagnement premium pour ceux qui veulent vraiment partir : on bâtit ton activité de A à Z — conciergerie, café-laverie — comme j’ai bâti la mienne à Nevers.

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Plongez dans l'univers passionnant de l'investissement avec mon blog, où je partage mes réflexions perspicaces, des conseils judicieux et des analyses approfondies pour vous aider à prendre des décisions éclairées et à maximiser vos opportunités financières.

J’ai ouvert deux laveries à Nevers : ce que je referais, ce que je ne referais pas

Espace café du Café Laverie à Nevers, avec tables et machines à laver en arrière-plan

Je n’ai jamais eu le projet d’ouvrir une laverie. J’avais un problème de linge.

Quand on gère une quarantaine de logements en courte durée, le linge n’est pas un détail d’intendance : c’est une ligne de charge qui tombe toutes les semaines, qui ne baisse jamais, et sur laquelle on n’a aucune prise. On paie un prestataire, on subit ses délais, et le samedi de grosse rotation on prie pour que tout arrive à l’heure.

Aujourd’hui j’ai deux laveries à Nevers. Voici comment on en arrive là, et ce que je ferais différemment.

La règle qui a tout déclenché : intégrer ce qui vous saigne

Il y a un raisonnement simple que j’applique à chaque activité : regardez la charge que vous payez toutes les semaines à quelqu’un d’autre et qui conditionne votre qualité de service. Si vous pouvez la faire vous-même à une échelle qui la rentabilise, vous ne réduisez pas un coût — vous créez un actif.

La nuance est importante. Internaliser une charge, ça n’est intéressant que si le volume justifie l’investissement et si l’outil peut servir à autre chose qu’à vous. Une laverie dédiée à mes seuls logements, ça reste un centre de coût avec des machines en plus. Une laverie ouverte au public qui traite aussi mon linge, c’est un commerce qui absorbe mes charges.

C’est toute la différence, et c’est elle qui décide si l’opération tient.

La première : un lieu où je pouvais travailler pendant que le linge tournait

Le Café Laverie est né d’une contrainte personnelle. J’avais un bureau loué à côté pour mon activité de courtage, et je perdais des heures à attendre des machines ailleurs. L’idée était bête comme chou : mettre les machines dans un endroit où je pouvais bosser, prendre un café, recevoir quelqu’un.

Ce qui devait être un arrangement pratique s’est révélé être le vrai modèle. Parce qu’une laverie classique, c’est un endroit où personne n’a envie de rester : on lance sa machine, on part, on revient, on râle. Un lieu où l’on peut s’asseoir, travailler, boire quelque chose, c’est un endroit où les gens restent — et un client qui reste revient.

Le café n’est pas de la décoration, et il n’est pas non plus un deuxième métier. C’est ce qui transforme un temps mort subi en temps utile. Le reste — l’application de réservation, les prises, le wifi — découle de la même logique.

La deuxième n’était pas une expansion, c’était du stockage

Voilà le point que personne ne raconte.

J’ai ouvert la Laverie Dupont, au 23 faubourg de Lyon à Nevers, parce que le Café Laverie était saturé par le linge de la conciergerie. Pas saturé en machines — saturé en place. Le linge propre doit être stocké quelque part, trié par logement, prêt à partir. Et le stockage, c’est le poste qu’on oublie systématiquement quand on dimensionne une laverie.

On compte les machines, les sèche-linge, le passage. On ne compte pas les mètres carrés qu’il faut pour poser des jeux complets de linge pour quarante logements.

Donc si je devais donner un seul conseil de dimensionnement à quelqu’un qui monte une laverie adossée à une activité d’hébergement : prévoyez le double de surface de stockage que ce que vous avez estimé. C’est moins cher au mètre carré au départ que d’ouvrir un second local trois ans plus tard.

Acheter les murs, pas seulement le fonds

J’ai acheté les murs des deux. C’est probablement la décision la plus structurante de toute l’opération, et celle qui se discute le plus.

L’argument contre est réel : ça immobilise du capital et ça alourdit le financement de départ. L’argument pour, c’est qu’un commerce d’équipement lourd — des machines scellées, des arrivées d’eau, des évacuations, de la puissance électrique — est prisonnier de son local. Le jour où le bailleur augmente, ne renouvelle pas, ou vend à quelqu’un qui a d’autres projets, vous ne déménagez pas une laverie comme un magasin de vêtements.

Quand l’outil ne peut pas bouger, la maîtrise du local n’est pas du confort, c’est de la réduction de risque. Et accessoirement, vous construisez un patrimoine immobilier pendant que l’exploitation rembourse.

Ouvrir au public change toute l’équation

Une laverie fermée, réservée à votre propre activité, porte cent pour cent de ses charges : loyer ou emprunt, électricité, eau, entretien, assurance. Elle ne produit aucun chiffre d’affaires propre.

Ouverte au public, la même laverie fait tourner les mêmes machines aux heures où votre linge n’y est pas, encaisse du chiffre, et vos charges deviennent des charges d’exploitation d’un commerce qui vit. Vous ne payez plus une logistique : vous exploitez un actif qui, en plus, vous rend un service.

Et il y a un effet secondaire que je n’avais pas anticipé : la laverie fait entrer des gens du quartier. Des voisins, des commerçants, des professionnels qui ont un besoin de linge. Une partie du B2B est arrivée comme ça, par la porte, sans prospection.

Ce que je referais

  • Acheter les murs. Sans hésitation, et même en acceptant un financement plus tendu au départ.
  • Ouvrir au public dès le premier jour. Une laverie captive est une erreur de modèle.
  • Prévoir le lieu pour qu’on y reste. Assises, wifi, boisson. Ça coûte peu et ça change la fréquentation.
  • Choisir un emplacement où je passe déjà. Un commerce qu’on ne voit pas tous les jours dérive vite.

Ce que je ne referais pas

  • Sous-dimensionner le stockage. C’est ce qui m’a coûté un deuxième local.
  • Découvrir les contraintes techniques après la signature. Puissance électrique disponible, évacuations, ventilation, nuisances sonores pour les voisins du dessus : ces quatre points se vérifient avant, et ils peuvent disqualifier un local qui semblait parfait. Mon passé de technico-commercial dans le bâtiment m’a sauvé là-dessus, mais tout le monde ne l’a pas.
  • Considérer le B2B comme un bonus. Les professionnels — hôtels, gîtes, restaurants, cabinets — sont un chiffre régulier et prévisible, à l’inverse du passage particulier qui varie avec la météo. Aujourd’hui je construirais le B2B en premier, pas en second.

À qui ça convient, honnêtement

La laverie n’est pas un revenu passif. On lit souvent le contraire : machines automatiques, paiement par carte, pas de salarié. C’est vrai sur le papier et faux dans la vie. Il y a des pannes, du nettoyage, des clients mécontents, des machines bloquées un dimanche soir.

Ça convient bien si vous avez déjà une activité qui consomme du linge, si vous êtes sur place, et si vous acceptez un métier de commerçant. Ça convient mal si vous cherchez quelque chose qui tourne sans vous depuis une autre ville.

C’est le genre de projet que j’accompagne dans Quitter le salariat, parce qu’il coche les bonnes cases : un besoin permanent, une barrière à l’entrée technique, un local qui devient un patrimoine, et un modèle qu’on peut adosser à une autre activité.


Vous réfléchissez à monter une laverie, ou à intégrer votre linge ? Dites-moi où vous en êtes — local repéré ou pas, volume, activité existante — et je vous dis franchement si le projet tient. Je peux aussi vous montrer le Café Laverie si vous passez par Nevers.

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Entre 15 et 40 logements, quelque chose casse : les cinq points de rupture d’une conciergerie qui grandit

Trousseaux de clés étiquetés par logement, rangés dans l'armoire à clés d'une conciergerie de location courte durée

Il y a un moment très précis où une conciergerie cesse de bien tourner. Ce n’est pas au premier logement, ni au cinquième. C’est quelque part entre quinze et quarante, et ça surprend toujours parce que rien ne s’effondre d’un coup — ça se dégrade.

Les signes sont toujours les mêmes : vous commencez à vérifier deux fois les choses. Vous rappelez une femme de ménage pour confirmer qu’elle a bien vu le message. Vous ouvrez trois applications pour répondre à une question simple. Et vous passez vos dimanches soir à rassurer des propriétaires.

J’en gère une quarantaine à Nevers, avec deux laveries pour le linge. Voici les cinq endroits exacts où ça casse, et ce qu’il faut pour que ça tienne.

1. WhatsApp devient votre système d’information — et il oublie

Au début, WhatsApp est parfait. Tout le monde l’a, tout le monde répond, c’est instantané.

Le problème apparaît quand le groupe devient la mémoire de l’entreprise. Une consigne donnée il y a trois semaines à propos d’un logement précis est, en pratique, perdue : elle est quelque part dans deux mille messages, entre une photo de chauffe-eau et une question sur un trousseau de clés. Personne ne la retrouvera, et surtout pas la personne qui remplace au pied levé.

Le vrai coût n’est pas le temps de recherche. C’est que l’information n’est attachée à rien. Elle n’est attachée ni au logement, ni à la mission, ni au prestataire. Elle flotte dans une conversation. Le jour où la personne qui savait n’est pas là, l’information n’existe plus.

Le test qui ne trompe pas : si votre meilleur prestataire se casse la cheville demain, combien de temps pour qu’un remplaçant soit opérationnel sur ses logements ? Si la réponse se compte en jours, votre système, c’est la mémoire de quelqu’un.

2. Le linge est un flux, et vous le gérez comme un stock

C’est le poste le plus sous-estimé du métier, et c’est celui que je connais le mieux — j’ai monté deux laveries, en partie pour cette raison.

Tant que vous avez cinq logements, vous avez des piles de draps et ça suffit. À vingt, vous découvrez que le linge n’est pas un stock mais une rotation : à tout instant, une partie est sur les lits, une partie est sale, une partie est en machine, une partie sèche, une partie est en réserve. Cinq états simultanés, et un seul chiffre dans votre tête.

Ce qui casse en premier, ce sont les samedis à forte rotation, quand six départs et six arrivées se croisent sur la même journée. Le linge propre n’est pas là où il faut au moment où il faut, et vous finissez par faire des allers-retours en voiture.

La règle que j’ai fini par appliquer : dimensionner en jeux complets par logement, pas en pièces, et savoir en permanence combien de jeux sont disponibles — pas combien vous en avez acheté. Ce sont deux nombres très différents, et c’est le second qui décide si votre samedi se passe bien.

3. Les consommables : personne ne sait ce qu’il reste

Papier toilette, capsules, produits d’entretien, sacs poubelle, ampoules, piles de télécommande. Individuellement, rien. Collectivement, c’est le premier motif de message voyageur, et le plus évitable.

Le problème structurel : la personne qui constate qu’il manque quelque chose n’est pas celle qui achète. Entre les deux, il y a un message, une bonne volonté et un oubli. Dans quatre-vingt-dix pour cent des cas, l’information se perd sur ce trajet.

Ce qu’il faut, ce n’est pas plus de rigueur — c’est que le signalement soit fait depuis le logement, au moment du constat, en trois secondes, et qu’il atterrisse directement dans une liste de réapprovisionnement. Tout ce qui demande de « penser à le dire en rentrant » finira par ne pas être dit.

4. Le prestataire ne voit pas ce que vous voyez

Vous savez que le voyageur du 14 arrive avec un bébé, que la clé du local vélo est capricieuse, et que le propriétaire de ce logement-là ne veut pas qu’on touche à la cave.

Votre prestataire, lui, a reçu une adresse et une heure.

C’est l’écart d’information qui produit la majorité des incidents — pas le manque de sérieux. Quelqu’un qui intervient sur six logements différents dans la semaine ne peut pas porter le contexte de chacun dans sa tête. Il faut que le contexte voyage avec la mission : consignes du logement, particularités, photos de l’état attendu, accès, contacts.

Et dans l’autre sens : le rapport de fin d’intervention, avec photos, n’est pas de la paperasse. C’est ce qui vous permet de répondre trois semaines plus tard, preuve à l’appui, quand un propriétaire ou une plateforme conteste quelque chose. Sans ça, votre parole contre une autre.

5. Le propriétaire appelle parce qu’il ne voit rien

Celui-là est contre-intuitif. Le propriétaire qui appelle tous les dimanches n’est pas un propriétaire pénible. C’est un propriétaire aveugle.

Il a confié un bien qui vaut souvent plusieurs centaines de milliers d’euros à quelqu’un qu’il connaît peu, et il n’a aucun moyen de savoir ce qui s’y passe entre deux virements. Alors il appelle. C’est rationnel.

Chaque appel vous coûte vingt minutes et vous met en position de vous justifier. Le jour où il voit de lui-même les interventions réalisées, les rapports avec photos, le calendrier et ses revenus, les appels s’arrêtent presque entièrement. Pas parce qu’il vous fait davantage confiance : parce qu’il n’a plus besoin de vous faire confiance. Il vérifie.

C’est aussi, accessoirement, votre meilleur argument commercial face à une conciergerie concurrente. Un propriétaire qui hésite entre deux prestataires choisit presque toujours celui qui lui montre quelque chose.

Ce qu’un système doit faire, concrètement

Si vous cherchez un outil, ou si vous envisagez de bricoler le vôtre, voilà la liste minimale. Elle vient de l’expérience, pas d’une plaquette :

  1. Une fiche par logement qui porte tout le contexte, accessible depuis le terrain, par téléphone, sans formation.
  2. Des missions générées automatiquement à partir des réservations, pas ressaisies à la main — la ressaisie est l’endroit où les erreurs entrent.
  3. Un rapport d’intervention avec photos, horodaté, rattaché à la mission et conservé.
  4. Un suivi du linge et des consommables qui distingue ce qui est disponible de ce qui est possédé.
  5. Un accès propriétaire en lecture, limité à ses logements, qu’il consulte quand il veut.

Point de vigilance sur le choix d’un outil : la plupart des solutions du marché sont construites autour de la coordination du ménage. C’est le morceau le plus visible du métier, mais ce n’est pas celui qui casse en premier. Le linge, les stocks et la relation propriétaire sont rarement traités — et ce sont eux qui vous coûtent vos week-ends.

Pourquoi j’ai fini par construire le mien

Je n’avais pas prévu de développer un outil. J’ai cherché, j’ai testé, et je n’ai pas trouvé de solution qui couvre à la fois le terrain, le linge et le propriétaire dans un même endroit. J’ai donc construit Full Conciergerie pour ma propre exploitation, d’abord parce que j’en avais besoin.

Il tourne aujourd’hui sur mes logements, avec mes prestataires et mes laveries. Ce n’est pas une démonstration : c’est ce qui fait tourner l’entreprise tous les jours. Si vous êtes dans la zone des quinze à quarante logements et que vous vous reconnaissez dans les cinq points ci-dessus, on peut en parler. Vous pouvez aussi regarder à quoi il ressemble avant.


Votre conciergerie grandit et vous sentez que ça tire ? Décrivez-moi votre organisation actuelle en quelques lignes, je vous dis où ça va casser en premier et ce que je ferais à votre place. Que vous utilisiez mon outil ou non.

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Comment lire une proposition d’investissement quand celui qui vous la présente est payé dessus

Delil Torgursul, certifié AMF, conseil en projet immobilier à Nevers

J’ai passé la certification AMF. J’ai aussi été courtier en crédit, en assurance et en travaux. Et j’ai fini par arrêter de vendre des produits financiers — pas par posture, mais parce que je me suis rendu compte que je ne pouvais pas à la fois être payé par un produit et conseiller objectivement sur ce produit.

Ce n’est pas un procès fait aux conseillers. La plupart sont honnêtes et compétents. C’est une observation structurelle : quand la rémunération dépend de la souscription, le conseil penche, souvent sans que personne ne le décide.

Alors voici ce que je ferais à votre place face à n’importe quelle proposition d’investissement. Sept questions, et ce que chaque réponse vous apprend.

1. « Comment êtes-vous rémunéré sur ce dossier ? »

La question la plus importante, et celle qu’on ose le moins poser.

Il n’y a pas de mauvaise réponse. Commission sur l’encours, commission de souscription, honoraires facturés directement, rétrocession du promoteur : tous ces modèles existent et sont légaux. Ce qui compte, c’est que la réponse soit immédiate, précise et chiffrée.

Un professionnel solide vous répond en dix secondes. Une hésitation, un « c’est le produit qui paie, ça ne vous coûte rien », ou un changement de sujet : voilà l’information. « Ça ne vous coûte rien » est toujours faux — cela se paie, simplement ailleurs dans la structure de frais.

2. « Quels sont les frais, sur toute la durée ? »

Pas les frais d’entrée. Tous les frais, année par année : entrée, gestion annuelle, frais des supports sous-jacents, frais d’arbitrage, frais de sortie, frais du contrat en plus des frais du fonds.

Un demi-point de frais annuels supplémentaires paraît négligeable sur une brochure. Sur vingt ans de capitalisation, c’est une part significative de votre performance qui change de poche. Demandez le chiffre en euros sur la durée prévue, pas en pourcentage : l’effet est bien plus parlant.

3. « Que se passe-t-il si j’ai besoin de l’argent dans trois ans ? »

La liquidité est le paramètre le plus sous-estimé, parce qu’on se projette toujours dans le scénario où tout va bien.

Un divorce, un accident, une entreprise à recapitaliser, un parent à aider : les besoins de liquidité arrivent rarement au moment prévu. Demandez précisément : combien de temps pour récupérer les fonds, avec quelle pénalité, et à quelle valeur — celle du jour, ou une valeur décotée ?

Un placement excellent mais bloqué peut vous mettre dans une situation bien pire qu’un placement moyen mais disponible.

4. « Quel est le scénario où je perds de l’argent ? »

Toute proposition sérieuse en a un. S’il n’est pas présenté spontanément, exigez-le.

La bonne version n’est pas « les marchés peuvent baisser ». C’est concret : si le taux d’occupation tombe à tel niveau, voilà ce qui se passe. Si le locataire part et que le bien reste vide six mois, voilà le trou de trésorerie. Si les taux remontent de deux points, voilà l’effet sur la revente.

Un interlocuteur qui décrit précisément le scénario défavorable est un interlocuteur qui a fait le travail. Celui qui n’en a pas ne vous protège pas — il vous vend.

5. « Cet avantage fiscal survivrait-il à un changement de loi ? »

Question particulièrement d’actualité.

Ceux qui investissaient en meublé de tourisme classé ont vu leur abattement micro-BIC passer de 71 % à 50 % d’une année sur l’autre. Ceux qui exploitent au régime réel ont découvert que les amortissements déduits pendant des années sont désormais réintégrés dans la plus-value au moment de vendre. Aucun des deux n’était prévisible trois ans plus tôt.

D’où la règle que j’applique pour moi-même : si l’opération ne tient que grâce à l’avantage fiscal, ce n’est pas un investissement, c’est un pari sur la stabilité législative. Un bon montage doit rester acceptable même si l’avantage disparaît. Refaites le calcul sans lui. Si le résultat devient mauvais, vous avez votre réponse.

6. « Que feriez-vous à ma place, et l’avez-vous fait ? »

Question directe, et très révélatrice.

Un conseiller qui a lui-même le produit vous le dira volontiers, avec le détail. Un conseiller qui ne l’a pas peut avoir d’excellentes raisons — situation patrimoniale différente, horizon différent — et il vous les expliquera. Là encore, ce n’est pas la réponse qui compte, c’est la facilité avec laquelle elle vient.

7. « Qu’est-ce que je ne vous ai pas demandé et que je devrais savoir ? »

Ma préférée, et je la pose systématiquement dans tous les domaines.

Elle sort l’interlocuteur de son argumentaire préparé. Quelqu’un qui maîtrise vraiment son sujet a toujours quelque chose à ajouter, souvent un point de vigilance que la plaquette ne mentionne pas. Un silence gêné est, en soi, une réponse complète.

Le fond du problème n’est pas le produit

Je vois surtout des gens qui cherchent un produit alors qu’ils n’ont pas encore de stratégie. Ils demandent « SCPI ou locatif ? » avant d’avoir répondu à : de quoi ai-je besoin, dans combien de temps, et qu’est-ce que je suis prêt à supporter comme contrainte ?

Tant que ces trois réponses ne sont pas posées, n’importe quel produit peut sembler bon, parce qu’il n’y a rien à quoi le comparer. C’est exactement la situation dans laquelle on souscrit ce qu’on regrette cinq ans plus tard.

L’ordre correct est toujours le même : objectif, horizon, tolérance au risque et à l’illiquidité, puis véhicule. Jamais l’inverse.

Cet article est une méthode de lecture, pas un conseil en investissement personnalisé. Je ne suis ni votre conseiller financier ni votre fiscaliste, et rien de ce qui précède ne tient compte de votre situation particulière. Avant toute décision, faites valider votre montage par un professionnel qui connaît votre dossier.


Vous avez une proposition sur la table et un doute ? Je ne place aucun produit financier et je n’ai donc rien à vous vendre à la place. Je vous aide à poser les bonnes questions et à voir ce que vous ne voyez pas.

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