Rejoins un cercle privé où je réponds à tes questions en visio, en face-à-face, et où tu appliques mes stratégies pas à pas. La porte d’entrée pour ne plus avancer seul.
Location courte durée : les trois postes de coût que personne ne calcule

Un propriétaire m’appelle : « Je fais 18 000 € de chiffre d’affaires sur mon T2, c’est bien mieux qu’en location classique. » Oui. Et puis on ouvre les comptes, et les 18 000 € deviennent 7 400 € dans sa poche.
Ce n’est pas un mauvais résultat. C’est juste un autre chiffre. Le problème n’est pas la rentabilité de la courte durée — elle est réelle. Le problème, c’est que les trois postes qui font la différence sont ceux qu’on ne voit pas venir.
1. Le linge, et tout ce qui va avec
C’est le poste le plus sous-estimé, et j’en parle en connaissance de cause : j’ai fini par ouvrir deux laveries, en partie pour cette raison.
Un jeu de linge, ce n’est pas une parure. C’est trois, au minimum : celui sur le lit, celui qui est au sale, celui qui attend. En dessous, vous tombez en panne au premier enchaînement de séjours, et vous le payez en course au pressing un dimanche soir.
Ajoutez l’usure. Du linge en rotation intensive, ce n’est pas du linge de maison : les taches, le chlore, les lavages à haute température le tuent en deux saisons. Un renouvellement partiel chaque année est la norme, pas l’accident.
Et n’oubliez pas les consommables : produits d’entretien, papier, café, sacs, petits équipements cassés. Pris un par un, ce sont des broutilles. Sur douze mois et quarante séjours, ça devient une ligne.
2. La vacance, la vraie
Les simulateurs vous vendent un taux d’occupation. Le vôtre ne sera pas celui-là, et surtout il ne sera pas régulier.
À Nevers, la saisonnalité est marquée. Certaines semaines se remplissent seules, d’autres non. Et entre deux séjours, il y a des nuits qui ne se vendent pas : celle du mardi coincée entre un départ le lundi et une arrivée le mercredi, c’est une nuit blanche au sens comptable.
Il y a aussi la vacance qu’on s’inflige : le logement bloqué pour des travaux, pour de la famille, pour un doute. Elle est légitime, mais elle doit figurer dans le calcul.
Mon repère de travail : ne jamais construire un montage qui ne tient que dans le scénario haut. Si le projet ne passe qu’avec 75 % d’occupation, ce n’est pas un projet, c’est un pari.
3. Le temps — le vôtre
Celui-là ne figure sur aucune ligne comptable, et c’est précisément pour ça qu’il coûte le plus cher.
Répondre aux messages, gérer une arrivée décalée à 23 h, trouver un plombier un samedi, arbitrer une réclamation, refaire les photos, ajuster les prix semaine après semaine, remplacer une cafetière : ce sont des dizaines d’interventions par an, presque toujours au mauvais moment.
Beaucoup de propriétaires tiennent un an, parfois deux. Puis la qualité baisse — les réponses traînent, les avis se dégradent, le classement sur les plateformes suit. La rentabilité ne s’effondre pas d’un coup : elle s’érode.
Le bon calcul n’est pas « est-ce que je peux le faire moi-même » — vous pouvez. C’est « combien vaut mon dimanche soir », et « qu’est-ce que je fais du temps que je récupère ».
Refaire le calcul honnêtement
Partez du chiffre d’affaires réellement encaissé, pas du prix affiché. Retirez les commissions des plateformes. Retirez le ménage et le linge. Retirez les consommables et le petit entretien. Retirez les charges du logement, l’assurance adaptée, la taxe de séjour reversée, la fiscalité. Ce qui reste, c’est votre résultat.
Faites-le sur douze mois glissants, pas sur un mois d’août. Un bien qui tient sur une année complète est un bon bien ; un bien qui ne tient que l’été est un bien saisonnier, ce qui est un métier différent.
Ce que ça ne remet pas en cause
Je ne suis pas en train de dire que la courte durée ne vaut pas le coup — je vis en grande partie de ça, avec une quarantaine de logements suivis. Sur beaucoup de biens, le résultat reste nettement supérieur à une location nue, même après tous ces postes.
Ce que je dis, c’est qu’un propriétaire qui connaît ses vrais chiffres prend de meilleures décisions : il sait quand augmenter ses prix, quand refuser un séjour, quand déléguer, et quand vendre.
Vous exploitez un bien en courte durée et vous voulez savoir ce qu’il rapporte vraiment ? On reprend vos chiffres ensemble, poste par poste, et je vous dis franchement ce que j’en pense.
Réserver mon diagnostic (1 h – 120 €)
Diagnostic d’une heure avec compte rendu écrit, déduit si vous me confiez ensuite votre bien.


